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Notre patrimoine s'enrichit.

Hyacinthe Rigaud,
© Musée des Augustins

El enriquecimiento de las colecciones forma parte de las misiones del museo, que refuerza los puntos fuertes o colma las carencias de las colecciones con el paso de los años, para proponer al visitante un panorama cada vez más completo de la pintura y la escultura en Toulouse, Francia y Europa.

DONATION

Le musée bénéficie à nouveau de la générosité d'un collectionneur privé qui a souhaité enrichir les collections du musée en donnant une peinture de Hyacinthe Rigaud, Portrait de l'abbé Antoine Anselme.
Ce Portrait de l'abbé Antoine Anselme de Hyacinthe Rigaud présente le double intérêt de faire entrer au musée des Augustins l'effigie d'une personnalité toulousaine de premier plan et, ce, par l'un des grands portraitistes français.
Antoine Anselme (L'Isle-Jourdain, 1652 - Saint-Sever, 1737), originaire de l'Armagnac, fit ses études et fut ordonné prêtre à Toulouse. Rigaud a retenu une pose sobre et solennelle pour son modèle figuré en tenue ecclésiastique. La main posée sur un de ses ouvrages, l'abbé nous regarde avec franchise. Une tenture ferme la composition.
Cette œuvre rejoint au musée un célèbre portrait d'apparat du maître catalan, celui de Michel Robert Le Peletier des Forts (anciennement Germain Louis de Chauvelin). Ainsi le musée présente deux époques de la carrière du maître et deux genres, le portrait de cour et le portrait bourgeois et quasiment amical. Le contraste entre la pompe de Le Peletier des Forts et l'austère simplicité d'Anselme est fort intéressant. 
 

DEUX ACQUISITIONS - FEVRIER 2020

Henri Deturck (Bailleul, 1858 - Coutances, 1898), Tête d'étude, huile sur toile, 53 x 50 cm

 
Parmi les rares tableaux connus de Deturck, dominent paysages, intérieurs d'église, scènes de genre campagnardes et représentations de métiers. Son inspiration le rattache à la peinture sociale plutôt rurale d'un Jules Breton. Sa technique artistique, toute en empâtements, s'inscrit aussi dans ce genre rustique. Mi philosophe antique mi vagabond, le modèle incarne une forme de sagesse populaire. En dépit de son attitude, il ne peut s'agir d'un clochard mort croqué à la morgue car le sang afflue aux joues et l'expression est vigoureuse. L'auréole et la signature, tout à fait autographe, ont été ajoutées dans une phase ultérieure. Était-ce pour donner une respectabilité à ce qui n'aurait été qu'une tête de misérable avant son passage au Salon de 1895 ou une onction de sacré pour un collectionneur ? Nous ne le saurons sans doute jamais. 
 
L'achat de ce tableau par la Ville de Toulouse a bénéficié d'une participation financière du FRAM Occitanie (Fond Régional d'Acquisition pour les musées) à hauteur de 50%.
 
 

Charles-Abraham Chasselat (Paris, 1782-1843), Le Repos de Bélisaire, huile sur toile, 61,5 x 52 cm

 
Le Repos de Bélisaire marque les débuts de Charles-Abraham Chasselat au Salon. Son œuvre passa quelque peu inaperçue au milieu des tableaux célèbres réunis à l'occasion de cet évènement majeur. Il s'agit pourtant d'une invention singulièrement poétique et originale. À la manière de Chaudet dans sa sculpture du Salon de 1791, Chasselat s'est concentré sur le thème du repos du vieux guerrier accompagné par un enfant également endormi. L'illustration d'un acte de vertu si présente dans les traitements célèbres de ce thème par Durameau, Vincent, Peyron et David cède ici la place à une scène douce et intimiste. Le choix d'une représentation en extérieur dans un édifice antique en ruines renforce le sens de méditation sur une grandeur passée. À la différence des prestigieux exemples antérieurs à la Révolution, Chasselat choisit une lumière naturelle dorée qui souligne la délicatesse des traits du noble vieillard et du bel enfant. Le manteau vert du vieux général est une belle invention qui se détache des couleurs habituelles de cette école.
 
L'achat de ce tableau par la Ville de Toulouse a bénéficié d'une participation financière du FRAM Occitanie (Fond Régional d'Acquisition pour les musées) à hauteur de 50%.

 

DEUX CARAVAGESQUES OFFERTS AU MUSÉE

Grâce à la générosité du plus grand collectionneur français actuel d'œuvres de disciples européens du Caravage, le musée voit entrer dans ses collections deux tableaux caravagesques.
 

Nicolas Tournier (Montbéliard, 1590 – Toulouse, 1639), Le Roi Midas

Avec l'arrivée de cette oeuvre, le musée s'affirme comme le lieu par excellence où l'on peut étudier la production du peintre comtois, actif à Toulouse au cours des dernières années de sa vie.
Ce tableau est original puisque le roi légendaire apparaît seul, déconnecté de l'affrontement musical entre Marsyas et Apollon. Le seul signe distinctif lié à ce mythe se lit dans la présence de ses oreilles pointues, les fameuses oreilles d'ânes qui attestent la grossièreté de son jugement. Si l'on excepte ce détail amusant, la représentation reste très sobre.
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dirck van Baburen (Wijk bij Duurstede, 1595 – Utrecht, 1624), Bacchus

Dirck von Baburen est un des plus célèbres caravagesques de l'École d'Utrecht. Dans ce tableau, le dieu du vin n'est pas représenté dans une bacchanale comme dans la peinture baroque flamande mais seul, dans une attitude comique à la manière des tableaux de jeunesse du Caravage. Vêtu de sa peau de panthère, il recueille le raisin pressé dans une huître. Son regard moqueur est dirigé vers le spectateur comme pour souligner la valeur morale de son action. La tradition humaniste de la Renaissance associait Vénus à Bacchus et à Cérès, soit l'alliance de l'amour et de l'ivresse au profit de la fécondité. C'est ce que rappelle l'artiste d'une manière plus directe qu'allusive.
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 



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