Les peintres

Jean Colombe (Bourges, actif vers 1470-1491)

Peintre de premier plan, Colombe travaillait pour Charlotte de Savoie, épouse de Louis XI qui l’appréciait assez pour le faire dispenser de payer l’impôt !

Issu d’une famille d’artistes installée à Bourges, Colombe est sans doute né dans cette ville.
Les archives du département du Cher permettent de suivre sa trace de 1463   à 1493, date probable de sa mort.

C’est aussi peut-être la reine qui l’a recommandé à son neveu, le duc Charles Ier de Savoie, dont il devint l’enlumineur en titre en 1486.

Il termina pour le duc les Très Riches Heures de Jean de Berry (Chantilly, musée Condé, ms 65) restées inachevées à la mort des frères de Limbourg en 1416 et un livre de l’Apocalypse (Madrid, bibliothèque de l’Escorial E. Vit. 5). 


Ces deux œuvres sûres permettent par comparaison de lui attribuer d’autres manuscrits.

Pendant près de trente ans, Colombe fut un artiste reconnu et très sollicité, pour des livres d’heures mais aussi des manuscrits profanes de luxe (l’Histoire de Merlin ou encore l’Histoire du Graal). Pour répondre à ces nombreuses commandes, il confia une grande part du travail aux collaborateurs de son atelier.
Il possède un style très personnel, à la fois doux et expressif, volontiers narratif. Il utilise parfois des trouvailles d’autres grands peintres du XVème siècle : Les frères de Limbourg, Barthélémy d’Eyck ou encore Jean Fouquet.

L’atelier de Guillaume Lambert, (Lyon, atelier actif vers 1475-1485)

La mise en page ainsi que l’écriture ou encore le style des enluminures du calendrier renvoient à la production lyonnaise de l’un des peintres de l’atelier de Guillaume Lambert.

Le portrait du commanditaire en prière en pleine page lui est également attribué.

...

Les peintres

...

Guillaume Lambert est le nom du copiste qui signa le texte d’un livre enluminé dans cet atelier, en 1484 (Londres, catalogue du libraire londonien Bernard Quaritch, 1931, n°47, non localisé actuellement). Ces enlumineurs sont restés anonymes.

Les Heures Molé montrent bien comment les modèles circulaient sans doute grâce aux déplacements des peintres eux-mêmes.


decor