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Le parcours muséographique

Sections 5 à 7

Le peintre de décors - Un portraitiste mondain vivant dans le culte du passé - Benjamin-Constant intime

Section 5 -  Le peintre de décors


Les mairies sous la Troisième République triomphante devinrent de véritables temples civiques destinés à l'admiration des citoyens. C'est ainsi que Benjamin-Constant qui jouissait de relations haut placées fut appelé à participer aux chantiers du nouvel Hôtel de Ville de Paris et du Capitole de Toulouse. Dans un autre temple, celui du Savoir, la Nouvelle Sorbonne, notre artiste reçut la commande du décor peint de la salle du conseil académique. On lui doit également la coupole de l'Opéra Comique de Paris et un plafond à la gare d'Orsay (aujourd'hui restaurant du musée). Il est parfaitement à l'aise dans le registre décoratif qu'il traite avec l'aisance et la fluidité des maîtres du XVIIIème siècle. Seules des esquisses en témoignent dans l'exposition. Les photos de ces décors sont visibles sur la borne multimédia présente dans cette section.

Section 6 - Un portraitiste mondain vivant dans le culte du passé


L'orientalisme étant passé de mode au cours des années 1880, notre artiste se mit à pratiquer le portrait, genre plus rémunérateur. Il jouit alors d'une gloire internationale, peignant des têtes couronnées ou non des deux côtés de l'Atlantique (la reine Victoria, le pape Léon XIII, le duc d'Aumale, etc.). Il s'inspira pour ses portraits d'apparat du style des grands maîtres du passé de Titien à Rubens en passant par Velasquez, Hals et Rembrandt.
Face aux impressionnistes qui triomphaient après des débuts difficiles, il incarnait la vieille garde et continuait d'enseigner à ses élèves le respect d'un dessin académique. Musicien et violoniste éclairé, il vouait un culte à Beethoveen. Mais ses recherches d'esprit symboliste de correspondances entre la musique et une peinture vaporeuse témoignent aussi d'une volonté de retour vers un univers rassurant dont il se considère l'un des derniers représentants.

Benjamin-Constant, Masque mortuaire de Beethoven, 1887
Photo Toulouse, musée des Augustins – Daniel Martin

 

Section 7  - Benjamin-Constant intime


C'est paradoxalement avec le Portrait de son fils André que notre peintre d'histoire, décorateur et portraitiste officiel décroche enfin au Salon, en 1896, la médaille d'or si longtemps attendue. Les sujets plus personnels, comme le Portrait de ses deux fils témoignent d'un style encore plus informel inspiré des jeux de matière de Rembrandt. On possède également de nombreux autoportraits documentant les différentes phases de sa vie. La plus prestigieuse collection d'autoportraits au monde, celle de la galerie des Offices de Florence, lui passa commande de sa propre effigie. Il choisit de se montrer dans sa gloire d'Académicien mais ne masque pas une inquiétude métaphysique qu'il souligne par l'ambiance monochrome.

Jean-Joseph Benjamin-Constant,
Portrait de mes deux fils
, 1899
Huile sur toile, 108,4 x 123,8 cm
Toulouse, musée des Augustins - Photo Daniel Martin

 


 


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Autour de l'exposition

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