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Parcours muséographique

Sections 3 et 4

Luc-Olivier Merson (Paris, 1846 - 1920),L'Annonciation, 1908. Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas-Henri
© Luc-Olivier Merson (Paris, 1846 - 1920),L'Annonciation, 1908. Cherbourg-en-Cotentin, musée Thomas-Henri

Cours de ferme - La cour comme lieu de vie

III - Cours de ferme, l'air de la campagne


La cour de ferme est un espace ambivalent et ouvert qui désigne tout ce qui entoure le bâtiment principal et ses dépendances. Le genre naît dans les Pays-Bas à la Renaissance et doit son succès au goût des citadins pour la vie aux champs faisant abstraction de la misère des paysans.
Les peintres de la réalité du XVIIe siècle s'emparent eux aussi de ce sujet qui attendra les paysagistes de la fin du XIXe siècle pour connaître son heure de gloire. Corot inscrit le motif dans la modernité grâce à la liberté de sa facture. Boudin réalise d'innombrables études très personnelles dans les campagnes normande et bretonne, brouillant les frontières entre une végétation envahissante, l'humble bâti et les traces de présence humaine.
Au début du XXe siècle, Bonnard parcourt la France des maisons de campagne de ses amis et traduit en peinture l'éblouissement de la nature par une touche fractionnée. C'est le chant du cygne d'un thème qui a traversé l'histoire de l'art occidental.

 

IV - La cour comme lieu de vie, sociabilités entre quatre murs


Historiquement, le lieu de sociabilité dont l'extérieur a été le plus souvent représenté est la taverne.
La terrasse est une extension de l'établissement où se déploient les mêmes histoires dans une tonalité plus légère qu'à l'intérieur. Ce sujet est l'apanage des peintres nordiques du XVIIe siècle, il sera repris par les impressionnistes.

L'univers militaire se prête aussi à une peinture de genre où les personnages s'ébattent dans un espace commun qui varie du manège équestre à la cour de caserne en passant par les hôpitaux destinés aux soldats blessés.
Le lieu par excellence de l'échange et de l'observation est la loge du concierge, qui jouit d'une vue directe sur la cour d'un immeuble chez Duval Le Camus.
Enfin, au début du XXe siècle, la résidence secondaire permet à la Bonne Société de recréer un cocon, loin des mondanités parisiennes, où les relations s'approfondissent au contact de la nature. Vuillard fut l'un des derniers chantres de cette société privilégiée.


© René joseph gilbert (Paris, 1858-1914),
L'Hôtel-Restaurant Fournaise. Chatou, musée Fournaise.

 


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Autour de l'expo

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