BENJAMIN-CONSTANT (dit)

Cour de l'Alhambra

Cour de l'Alhambra
Date : 1880
Désignation : tableau
Domaine : Peinture
Matière : Toile
Technique : Peinture à l'huile
Dimensions (cm) : Hauteur : 55 Largeur : 44 Profondeur : 2.5
Situation : Non exposé
Numéro d'inventaire : 2017 8 1


Le palais andalou fut l'un des hauts lieux de l'imaginaire artistique européen à la fin du XIXe siècle. Le célèbre peintre catalan Fortuny y avait établi un atelier à la fin des
années 1860. Les peintres français Regnault et Clairin, rejoints par Benjamin‐Constant en 1869 apprirent à voir l'Alhambra par les yeux de Fortuny. Benjamin‐Constant se servit du décor du palais comme toile de fond à de nombreuses scènes historiques de format monumental ou non, la plus célèbre étant Lendemain de victoire à l'Alhambra (Montréal). Bien que le peintre découvrît le Maroc peu de temps après, l'Alhambra devait rester au centre de sa méditation sur l'Orient.

Il ne s'agit pas d'une vue peinte d'après nature. A la manière de Delacroix qu'il admirait, Benjamin‐Constant s'était constitué un répertoire de thèmes ramenés d'Espagne et du Maroc qu'il devait exploiter toute sa vie depuis l'un de ses ateliers parisiens. Ici, le peintre ne choisit pas la célèbre cour des lions mais
une autre cour dotée d'un plan d'eau. Il opte pour une perspective désaxée qui privilégie la représentation de la surface saumâtre du bassin et du tapis traînant
négligemment au bord de ce bassin. Cette façon de présenter des objets familiers de sa collection hétéroclite est très habituelle. L'architecture du palais n'est
pas en soi ce qui intéresse Benjamin‐Constant. L'artiste a cherché à capter une atmosphère, évoquant par le tapis la présence proche d'une femme. Sa palette
éclaircie joue sur le contraste entre les crépis roses, le vert de la végétation et de l'eau et la masse carmin du tapis. L'impression de vide de cette composition contribue à son effet décalé et poétique.

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