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Carolus-Duran (1837-1917)

Affiche de l'exposition
© Affiche de l'exposition "Carolus-Duran (1837-1917) "

Du 28 juin au 29 septembre 2003


Né Charles Auguste Emile Durant, il modifie son nom dans ses jeunes années de peintre pour celui, plus "sonore et exotique", de Carolus-Duran.

Notre artiste, lillois d'origine, fait partie de ces peintres qui, longtemps, ont été négligés pour cause de pompiérisme.

 

Cette rétrospective ne relève pourtant pas de l'entreprise de réhabilitation mais veut offrir aux visiteurs une oeuvre variée, qu'ils sauront apprécier en se défaisant de leurs préjugés pour regarder l'oeuvre d'un peintre dont la carrière a trop souvent été résumée à sa seule activité de portraitiste mondain. Il excella, il est vrai, dans ce domaine qu'il a contribué à renouveler car, selon Théodore Duret, "M. Carolus-Duran a fait pour le portrait ce que les maîtres naturalistes ont fait pour le paysage.".

Son art du portrait fait d'ombres et de lumières, empreint de l'influence hispanique et orienté vers un réalisme franc inspiré par Courbet, révèle un virtuose de la technique et un coloriste talentueux. Les oeuvres de Carolus-Duran, "prince de la couleur" selon l'expression de Toulouse-Lautrec, ont été célébrées, tant en France qu'à l'étranger, pour leur facture libre et leur coloris. Elles sont placées sous l'influence de Velàzquez, de Rubens et de Delacroix, ainsi que de Manet. Il a aussi fait preuve d'une profonde sensibilité et d'une grande liberté d'expression dans nombre de paysages ou d'études. Esthète, mais aussi et surtout homme libre et résolument moderne, il a vu naître le mouvement impressionniste et devint l'ami proche de peintres d'avant-garde de l'époque comme Manet ou Fantin-Latour.

L'exposition monographique consacrée à Carolus-Duran, réalisée en coproduction avec le Palais des Beaux-Arts de Lille, regroupe soixante oeuvres majeures - portraits, paysages, scènes d'intérieur, peintures religieuses et mythologiques - venues d'Europe et des Etats-Unis. Elle est la première depuis la rétrospective de 1919 réalisée au musée du Luxembourg, à Paris, après la mort de l'artiste. Le travail de recension entrepris à l'occasion de l'exposition a confirmé la qualité du portraitiste et révélé des facettes méconnues -Carolus-Duran peintre d'histoire ou paysagiste- et des accents de modernité parfois convaincants. Outre le plaisir de la redécouverte d'un artiste tombé en désuétude, l'enjeu de l'exposition est de tenter de mesurer la stature réelle et l'originalité du talent d'un artiste qui fut l'une des gloires de son temps. D'autant plus que plusieurs oeuvres sont présentées ici pour la première fois.


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