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Peintures

XVIIIe siècle - Paysages

Pieter van BLOEMEN (Anvers, 1657 - Anvers, 1720), Le Manège, entre 1673 et 1720 - Inv. 2004 1 356 - Photo Daniel Martin
© Pieter van BLOEMEN (Anvers, 1657 - Anvers, 1720), Le Manège, entre 1673 et 1720 - Inv. 2004 1 356 - Photo Daniel Martin

Le paysage indépendant s'est développé dès le XVIe siècle dans la peinture occidentale. Au XVIIIe siècle, il est le plus souvent l'affaire de spécialistes.

L'un des sommets du paysage français de ce siècle au sein des collections est toutefois l'œuvre d'un peintre animalier, Jean-Baptiste Oudry, avec son Louis XV chassant le cerf dans la forêt de Saint Germain. Bien que l'intérêt principal du peintre se porte sur la meute du roi, le rendu de l'atmosphère d'une clairière est remarquable.
Le genre de la veduta, un nouveau type de vue urbaine, se développe à Venise avec Canaletto puis Guardi, pour répondre à la demande des voyageurs du Grand Tour qui souhaitaient rapporter des souvenirs de la cité des doges. Guardi se destinait à une carrière de peintre religieux. C'est l'attrait du marché qui le conduisit à se dédier à ce genre, dont il devint un immense interprète avec Le Pont du Rialto.

 

 

 

 

 




Pierre Henri de VALENCIENNES (Toulouse, 1750 - Paris, 1819),
Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède,
1787. Inv. D 1962 1
Photo : Daniel Martin


Parallèlement au néoclassicisme, on assiste avec les paysages historiques de Pierre-Henri de Valenciennes, artiste d'origine toulousaine, à un retour à l'esprit d'une antiquité vivante incarnée par Nicolas Poussin. Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède, morceau de réception du peintre à l'Académie royale de peinture en 1787, est une méditation sur l'histoire antique empreinte de grandeur où le paysage répond à la gravité du sujet. Auteur par ailleurs d'esquisses très modernes, Valenciennes réussira à imposer en 1817 un prix du paysage historique à l'Académie des Beaux-Arts de Paris.


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