Le romantisme historique
Autour de 1830, en léger décalage par rapport à la peinture, apparaissent nombre de sculptures qui s'apparentent au romantisme historique et littéraire, relevant d'un esprit "troubadour" qui est l'une des composantes du romantisme bien représentée au musée des Augustins. Le souvenir de l'Antiquité s'estompe pour laisser la place à l'histoire nationale. Souvent issues de la commande privée, ces uvres, tel le Charles VI dans la forêt du Mans de Barye, illustrent un renouveau à la fois stylistique et thématique.
L'uvre de Félicie de Fauveau, rare en France - elle s'exila à Florence après la révolution de Juillet -, est présente au musée par une Clémence Isaure (un thème également traité par le sculpteur toulousain Griffoul-Dorval et Julie Charpentier, et par son Monument à la mémoire du baron Gros, caractéristique du style de l'artiste. L'utilisation d'un vocabulaire architectural et décoratif inspiré par l'art médiéval est le signe d'une rupture franche d'avec la tradition néoclassique. Signe de ce renouveau : l'introduction de deux paysages urbains, exceptionnels en sculpture, dans les bas-reliefs qui ornent la partie basse du Monument à Gros.
|