Formation Lucas 

La formation des artistes


Dès la fin du XVIIe siècle, Pader, Lafage puis Dupuy du Grez militèrent pour la création d'un enseignement artistique à Toulouse. Le modèle restait l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris fondée en 1648 pour libérer les artistes de l'emprise des anciennes corporations.

Antoine Rivalz parvint en 1726 à obtenir le soutien financier des Capitouls, pour le maintien d'une école instituée en "Académie", au sein de son atelier de l'Hôtel de Ville. A sa mort en 1735, et après l'échec de Marc Arcis, c'est Guillaume Cammas qui obtint la création d'une Société des beaux-arts en 1746. Celle-ci fut érigée en Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse en 1750, et devint la seule académie de province autorisée à porter le titre de "royale".

Le cursus était essentiellement fondé sur l'étude du dessin d'après des estampes, des moulages ou des copies d'antiques. Seuls les élèves les plus avancés poursuivaient par l'étude des modèles vivants. Des prix annuels étaient décernés aux élèves sur concours. Sur le modèle de l'Académie parisienne, les postulants devaient présenter un morceau de réception afin d'être reçus membres de l'Académie.


Outre les sculpteurs toulousains, un certain nombre d'artistes souhaitèrent être reçus à l'Académie de Toulouse, sans doute pour se faire connaître des amateurs locaux. (Voir par exemple le Méléagre de Scheffauer, ou le Saint François de Sales de Pajou.) En effet, ils étaient ensuite autorisés à exposer leurs œuvres au Salon du Capitole. L'Académie fut supprimée en 1793 et ses collections vinrent enrichir celles du musée de Toulouse, ouvert dans le couvent des Augustins le 17 août 1795.

En 2000, au musée des Augustins, l'exposition "Les peintres du Roi" présentait un ensemble exceptionnel de morceaux de réception à l'Académie royale et retraçait notamment l'histoire de cette illustre institution.

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