Guillaume-Joseph Roques, artiste toulousain
Celui dont son élève Ingres disait qu'il était "le créateur de ce que les autres n'ont fait que développer" fut l'un des artistes toulousains les plus prolifiques sous l'Empire et la Restauration. Son oeuvre, marqué par l'éclectisme des sources - il consulte tour à tour Poussin, Greuze, Doyen ou David - tend parfois vers le romantisme. En tant que décorateur, son oeuvre la plus aboutie demeure le cycle consacré à la Vie de la Vierge ornant le choeur de l'église Notre-Dame de la Daurade de Toulouse, réalisé au cours des années 1810-1820. Inscrit dans le renouveau de l'esprit religieux qui marque le début du XIXe siècle (Chateaubriand, Le Génie du christianisme), il illustre le retour aux sources italiennes et l'influence d'Ingres, auquel l'artiste restera lié tout au long de sa vie. Son Autoportrait à l'effigie de Louis XVIII (entre 1815 et 1817), ainsi que ses Bergers de la vallée de Campan (1835) dénotent eux aussi l'ascendant artistique de son brillant élève, tout en marquant respectivement un goût pour l'introspection et un intérêt pour le régionalisme.
| Guillaume-Joseph Roques, artiste toulousain |
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