L'Art religieux
Même si paysages, portraits et scènes de genre envahissent les Salons du XIXe siècle, la peinture religieuse continue d'être très présente à travers les nombreuses commandes (copies ou oeuvres originales) exécutées pour le décor des nouvelles églises construites à partir de la Restauration, en réaction au fléchissement relatif de la pratique religieuse. Les principaux chantiers, entre 1830 et 1870, sont confiés soit à Delacroix (Saint-Denis du Saint-Sacrement et Saint Sulpice à Paris...) soit aux élèves d'Ingres tel Hippolyte Flandrin (Notre-Dame de Lorette à Paris, Saint-Paul à Nîmes, Lyon...) ou Chassériau (Saint-Philippe-du-Roulle, Saint-Merry à Paris).
A côté de ces maîtres dont la puissante originalité fait exception, nombreux sont les artistes comme Villemsens, qui fut le maître de Jean-Paul Laurens, ou Lazerges dont les oeuvres adoptent un style plus mesuré mais convaincant, qui semble le reflet de leur propre pratique de la peinture d'histoire.
Les peintres puisent leurs références dans les oeuvres antérieures, Fra Angelico et les Primitifs étant les modèles les plus souvent invoqués, bien que rarement suivis. La Sainte Affre de Clémence Guizard, peinte en 1852, est un bon exemple de cet art qu'on ne tardera pas à qualifier de sulpicien.
|