Le paysage français
En 1800, avec la publication des Eléments de perspective pratique et la fondation de son école, Pierre-Henri de Valenciennes, le "David du paysage", s'impose comme le maître incontesté du genre.
Selon les conceptions de l'Académie des Beaux-Arts, l'évocation de la nature ne peut se suffire à elle-même : le paysage sert de toile de fond à l'évocation de scènes édifiantes le plus souvent empruntées à la mythologie et à l'histoire biblique. La création du Prix de Rome de paysage historique ne fait que confirmer cette tendance : le premier grand prix est remporté en 1817 par Michallon, un élève de Valenciennes. Son obtention ouvrait les portes de l'Académie de France à Rome et du Grand Tour en Italie.
La pittoresque campagne romaine, monde des ruines antiques, des mânes et des dieux, s'impose en effet comme un lieu de prédilection pour les peintres qui ne cesseront d'y puiser une inspiration tour à tour poétique ou plus réaliste.
Dans la mouvance du romantisme et jusque dans les années 1870, le paysage devient l'un des genres les plus pratiqués par les artistes : le développement du régionalisme - dont témoigne également la littérature (cf. George Sand) -, une attention nouvelle à la nature favorisent une conception de la peinture de paysage d'où l'homme et l'histoire sont progressivement bannis.
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