L'influence du Caravage
L'art européen au XVIIe siècle fut profondément marqué par une tendance au réalisme héritée du Caravage et, d'une manière plus large, les doctrines issues de la Contre-Réforme et du Concile de Trente. Les artistes, lors du désormais traditionnel séjour qu'ils effectuaient en Italie pour parfaire leur formation, ne pouvaient rester insensibles à la vision novatrice de ce peintre : mise en scène théâtrale, dramatisée par les effets de lumière, puissants effets de clair-obscur qui structurent la composition.
Nicolas Tournier et Theodor Van Loon figurent parmi les artistes qui ont particulièrement bien compris ces leçons, tout en les interprétant de manière profondément personnelle : à l'allure vibrante et passionnée de la Judith de Valentin de Boulogne, Nicolas Tournier oppose des personnages stoïques, solennels, empreints d'une retenue grave, comme en témoigne sa Vierge à l'enfant.
Jean Chalette est une autre personnalité toulousaine représentative de ce caravagisme qui se développe particulièrement dans le Sud de la France, dans le domaine de la peinture religieuse. Notons par ailleurs qu'il fut le peintre officiel des Capitouls et réalisa de nombreux portraits des édiles municipaux : deux de ses oeuvres sont présentées dans les collections permanentes.
|