En 1726, Antoine Rivalz fonde une véritable école de dessin, indépendante de celle de Paris, qui deviendra en 1750 l'Académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse, la seule en province à bénéficier du soutien royal.
Jean-François Lassave, Jacques Gamelin, Jean-Baptiste Despax, Pierre Subleyras, artistes toulousains de renom, fréquentent l'Académie et prolongent l'inclination classicisante de leur maître. Chacun, par la suite, développera un style propre. À cette époque, l'école toulousaine est essentiellement tournée vers la peinture religieuse, le décor et le portrait.
Ce dernier genre est si apprécié qu'il constitue la plus grande part des revenus des artistes. Malheureusement, nombre de ces oeuvres ont disparu à la Révolution et celles qui sont parvenues jusqu'à nous ne reflètent qu'une partie réduite du patrimoine pictural de cette époque (on estime à guère plus de 10%, l'ensemble des oeuvres des XVIIe et XVIIIe siècles qui est parvenu jusqu'à nous).
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