L'histoire des Pays-Bas et les conséquences de la Réforme ont partie liée au devenir de la peinture hollandaise au XVIIe siècle. À l'heure où les figurations religieuses sont considérées comme des survivances de l'idolâtrie " papiste ", les peintres des pays protestants perdent une grande part de leurs revenus et sont obligés de se tourner vers d'autres genres.
Dans le même temps, ils ne peuvent plus compter, hormis quelques portraitistes, sur les avantages et la sécurité procurés par les commandes régulières. Se développe alors une tendance à la spécialisation par thème : le portrait, la scène de vie populaire, le paysage, la nature morte. Ce sont ces thèmes majeurs qui sont illustrés ici, à travers les scènes de genre traitées gaiement et sans prétention par Jean-Joseph II Horemans, les paysages ombragés de Paul Bril ou d'Otto Marseus Van Schrieck, et la nature morte qui porte l'illusion à son comble, dénonçant ainsi par opposition la vanité de la peinture : Vanitas vanitatum, omnia est vanitas nous dit l'Ecclésiaste.
En mettant l'accent sur le rôle de la lumière et de la couleur, les artistes hollandais abandonnent les compositions d'une trop stricte symétrie au profit de mises en scène plus complexes.
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