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Le musée des Augustins présente un panorama assez complet du paysage historique italianisant. Boguet (1755-1839) faisait partie des absents de cette liste. L’univers de ce peintre est solaire, paisible et harmonieux. Sa vie s’est déroulée presque exclusivement en Italie sans évolution stylistique notable au cours de sa longue carrière.

 

Notre Vue du Tibre, campagne romaine présente ces qualités dans sa partie achevée mais c’est bien son état d’inachèvement qui lui confère un charme singulier doublé d’un intérêt exceptionnel pour l’histoire de l’art.



 


Les œuvres du baron Lejeune (1775-1848), ancien conservateur du musée et maire de Toulouse, manquaient au musée.

 

Cette Cascade du lac d’Oô près de Bagnères-de-Luchon datée de 1834, depuis toujours conservée dans la famille de l’artiste, est une interprétation d’un site connu, doublée d’une scène de genre pittoresque. Le peintre est, par ailleurs, surtout connu pour ses représentations des batailles napoléoniennes conservées à Versailles.

 

 

 

 

Né à Paris, Benjamin-Constant (1845-1902) passe son enfance à Toulouse et fréquente les Beaux Arts où il obtient le Grand prix de peinture. Il poursuit sa formation à Paris et étudie dans l’atelier de Cabanel. Après la guerre il arrête ses études et voyage (d’où ses influences orientalistes) et devient internationalement connu.

 

 


Il a travaillé au décor de la Salle des Illustres au Capitole. Le musée conserve son tableau le plus monumental, l’Entrée de Mehmet II à Constantinople, des esquisses pour ses grands décors toulousains et parisiens (Le Comte de Toulouse fait bénir ses étendards à Saint-Sernin et une étude de tête pour L’Entrée d’Urbain II à Toulouse) et d’émouvants portraits de famille (Portrait d’Emmanuel, fils de l’artiste).

 

Beaucoup de grands sculpteurs du XIXe siècle sont d’origine toulousaine. Il appartient au musée de Toulouse de faire connaître et apprécier leurs œuvres. Si la plupart de ces artistes sont « montés » à Paris faire carrière dans les salons, ils ont souvent gardé de fructueux contacts avec leur région d’origine.

 

Professeur à l’École des Beaux-Arts de Paris, Alexandre Falguière, considéré comme le chef de file de cette « école toulousaine », a formé bon nombre de jeunes artistes originaires comme lui du Midi : Mercié, Rivière, Mengue ou encore Marqueste… Le musée, toujours à la recherche de belles pièces, propose ainsi un panorama sans cesse renouvelé de la carrière de ces sculpteurs, des années 1850 au début du XXe siècle.

 

 

 

En faisant l’acquisition d’une partie du fonds d’atelier du sculpteur Sylvestre Clerc, le musée est venu enrichir un ensemble de trois sculptures de l’artiste mais aussi une belle collection de sculpteurs toulousains de la période d’entre deux guerres : Parayre, Privat, Monin, Duler, etc. Le don d’un bas-relief de Georges Vivent, figure toulousaine bien connue, complète ce panorama.