Le Brun Directeur Art d'apparat 

L'épanouissement de l'Académie sous Le Brun


Le Brun, directeur de l'Académie (seulement à partir de 1683 mais il y joue un rôle essentiel dès la fondation) et premier peintre du roi (à partir de 1662), a fait de l'institution académique le fer de lance de sa réforme de l'art français. Grâce aux conférences et à l'exemple des chefs-d'œuvre des collections royales, il se fait l'arbitre du bon goût et de la convenance. En dehors des antiques, il impose comme références absolues Raphaël et Poussin. La peinture doit être compréhensible, expressive et crédible. Elle doit surtout respecter la règle des trois unités (lieu, temps, action) et contenir un enseignement moral. Le Brun était un chef de chantier dans ses travaux à Versailles. Il avait donc trop besoin de spécialistes de natures mortes ou de paysages pour les négliger. Il n'en reste pas moins vrai que la peinture d'histoire dominait sans partage. Le portrait est encore représenté, par des peintres tel Antoine Benoist avec le Portrait du sculpteur Jacques Buirette. De la génération des élèves de Le Brun viendra la contestation de l'ordre établi avec la victoire progressive des rubénistes ou coloristes sur les poussinistes ou partisans du dessin.

Le Brun Directeur Art d'apparat