Annexes

Académie des arts du dessin :
  • à Florence : sa formation, en 1563, est radicalement différente de celle de Paris. Elle résulte de l'aboutissement d'une longue tradition institutionnelle et politique. On la nomme l'accademia dell'arte del disegno.
  • à Rome : l'Académie de Saint-Luc a été fondée en 1577. Son directeur est appelé Principe ou Prince. Malgré des genèses différentes, les Académies démontrent la place éminente tenue par les Arts.
Académisme : Doctrine, système ou pratiques tendant à donner aux œuvres d'art la forme préconisée par une Académie, au sens où il s'agit d'une institution, d'un groupement, imposant à l'artiste des règles, un idéal parfaitement défini, des moyens proclamés seuls légitimes, tout ce qui s'écarte des lois ainsi posées étant sévèrement condamné.
Agrément : Un membre agréé était un membre admis sous condition. Il pouvait ensuite devenir académicien. Conditions :
  • avoir pris part au concours du Grand Prix
  • être présenté par un officier de l'Académie
  • être accepté par le protecteur.
Artiste : même si la notion d'art est bien connue depuis l'Antiquité, on confondait artiste et artisan ! Il fallut, chez nous, attendre le XVIIIe siècle pour récupérer et voir utiliser le substantif "Artiste" dans son sens moderne de créateur d'oeuvre d'art.

Arts libéraux (Les): sont la Dialectique, la Rhétorique, l'Arithmétique, l'Astronomie, la Géométrie, la Musique. La volonté était de surmonter les contraintes matérielles de la peinture et surtout de la sculpture, considérées comme des Arts mécaniques, d'élever ces arts au rang des traditionnels Arts libéraux.

Date : Il n'était pas conforme d'être agréé et reçu le même jour. De rares exceptions confirment la règle.

Fronde (la) : (1648-1652) , soulèvement contre Mazarin pendant la minorité de Louis XIV. Provoquée par l'impopularité du cardinal et ses exigences financières, la Fronde eut deux phases :
  • La Fronde parlementaire (1648-1649)
  • La Fronde des Princes (1649-1652)
La révolte fut finalement un échec. La royauté et Mazarin sortirent affermis de cette période troublée.

Louis XIV (1638-1715) : roi de France (1643-1715), fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, dit le Roi Soleil. A la mort de son père, Louis XIV n'a que cinq ans. Le conseil de régence comprend Anne d'Autriche et Mazarin. Majeur, Louis XIV reste sous l'influence de Mazarin qui en 1660, le pousse à épouser Marie-Thérèse d'Autriche. Le jeune souverain se révèle monarque absolu : il se montre soucieux de la gloire et de l'étiquette, dont Versailles reste le témoin prestigieux. Il s'entoure avec des personnes de forte personnalité et préside avec assiduité les conseils. Colbert (contrôleur général des finances) encourage le commerce. Louvois réorganise l'armée. Vauban fortifie les frontières. Louis XIV veut imposer à l'extérieur la prédominance française. Le roi se considère comme un monarque de droit divin. Le culte de la personne royale a pour conséquence l'abaissement de la noblesse. Ce long règne glorieux marqua le pays.

Louis XV (1710-1774) : roi de France (1715-1774), arrière-petit-fils de Louis XIV. Il règne d'abord sous la régence de Philippe d'Orléans, neveu de Louis XIV, puis à sa majorité, sous l'influence du duc de Bourbon (1723-1726), qui lui conseille d'épouser Marie Leszczynska (1725). Louis XV choisit, pour gouverner, le cardinal de Fleury (1726-1743), après le renvoi du duc de Bourbon. L'excellente gestion du contrôleur général Orry (1730-1745) favorise l'expansion économique. A la mort de Fleury (1743), le roi gouverne personnellement tout en subissant l'influence politique de Mme de Pompadour (1745-1764). Les dernières années du règne sont ainsi marquées par un redressement intérieur, en même temps que par une réaction absolutiste.

Louis XVI (1754-1793) : roi de France (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792), fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, et époux (1770) de Marie-Antoinette d'Autriche. Il choisit comme ministres des hommes de talent : Turgot, Saint-Germain, Malesherbes. A l'extérieur, la politique de Vergennes restaure le prestige de la France, par exemple en apportant l'appui de la France aux colonies américaines. Mais à l'intérieur, l'opposition des privilégiés s'accroît. Son gouvernement tente en vain de résoudre la crise. Louis XVI rappelle Necker (1788) et promet la convocation des états généraux. Mais les députés du tiers ôtent toute influence à Louis XVI. Réduit par la constitution de 1791 au rang de roi des Français, le souverain constitutionnel s'efforce de freiner la révolution en appliquant son veto suspensif, mais ne fait qu'aggraver le mécontentement. Prisonnier de la Commune insurrectionnelle (10 août), enfermé au Temple et accusé de trahison, il est jugé par la convention, condamné à mort et guillotiné (21 janvier 1793).

Maîtrise : dans une Corporation (association d'artisans groupés en vue de réglementer leur profession et défendre leurs intérêts) les compagnons passaient un certain nombre d'épreuves pour prouver leur savoir-faire. Avec la Maîtrise, ils accédaient au titre de Maître. Les maîtres, une fois leur chef-d'oeuvre réalisé, étaient reçus dans un corps de métier et pouvaient s'établir à leur compte. Le terme de Maîtrise est devenu synonyme de guilde, organisation de métiers appelée corporation aux XVIIIe siècle. Souvent, on assimilait artisans et artistes. Seuls les artisans pouvaient faire commerce de leur oeuvre. Le XVIIe siècle a vu une rivalité entre les maîtres et les artistes qui tenaient leur art pour un art libéral, donc non soumis aux règlements et obligations fiscales de l'artisanat ; ces derniers ont fini par l'emporter.

Néoclassicisme : S'applique à tout oeuvre d'art moderne ou contemporaine qui s'inspire des formes antiques. Le terme a souvent une nuance dépréciative, en particulier lorsqu'elle s'applique à des copies plus ou moins serviles d'un modèle historique, à des emprunts ou a des imitations. En ce cas il est surtout dû à un manque d'inspiration originale tout autant qu'à l'admiration des oeuvres du passé. Le néoclassicisme, dans son sens historique, est une période qui va de la première moitié du XVIIIe siècle jusque vers le tiers du XIXe siècle. Il est le produit d'une réaction au baroque exubérant du XVIIIe siècle , et des premières grandes découvertes archéologiques, suivies d'un engouement pour l'Antiquité. Il s'appuie également sur des travaux d'érudition esthétique. Il coïncide avec le retour à la nature prêché par Rousseau, et avec les premières manifestations pré-romantiques anglaises et allemandes. Le culte de la vertu et de la sensibilité se mêlent au goût de l'antique.

Organisation (de l'Académie) : Le nombre des académiciens est illimité mais la pyramide est composée d'un directeur à son sommet, de quatre recteurs et de douze professeurs (huit au début).

Réception : Il y avait diverses façons pour un peintre d'être reçu. Les procès-verbaux permettent de dresser ci-après une liste originale des manières moins connues :
  • sans suivre les procédures habituelles d'agrément, par dérogation exceptionnelle
  • pour services rendus
  • sur leur mérite
  • par protection
  • sans faire voir de leur ouvrage ou " [...] contre les usages, l'on a reçu[s] à l'Académie sans connoistre [leurs] talents, dont j'ose fort douter [...]" (Charles-Nicolas Cochin)
  • comme membres correspondants
  • comme peintres qui combinèrent plusieurs genres en un seul et même tableau
  • sur présentation de dessins
  • à deux reprises dans des genres différents comme peintres qui substituèrent de leur vivant un morceau de réception à un autre.
On a également pu trouver par la suite :
  • des peintres destitués avec pour conséquence le
    "décrochage" du morceau de réception
  • des peintres qui réclamèrent la restitution de leur morceau de réception, suite à la Révolution et à la suppression de l'académie