Renaissance et maniérisme

Classicisme et maniérisme au XVIe siècle


Le XVIe siècle est l'une des périodes les plus mouvementées de l'histoire de l'Italie. Les puissances européennes s'affrontent dans la péninsule. L'un des événements les plus traumatisants pour les humanistes est le sac de Rome par les lansquenets impériaux en 1527. Toutefois, si cet épisode et les disparitions de Raphaël et de Léonard de Vinci marquent la fin de la première Renaissance italienne, une diaspora artistique facilite l'assimilation des méthodes italiennes à Fontainebleau, Prague ou Haarlem. La parution des Vies des artistes de Vasari permet de développer pour la première fois l'un des débats les plus féconds de la littérature artistique : l'opposition entre le sens du dessin propre à Florence (voir la Visite de la Vierge à sainte Elisabeth de C.Gherardi) et le plaisir de la couleur développé à Venise et Parme.


Les peintres maniéristes imposent de nouveaux canons plus allongés, une palette froide, une culture livresque raffinée et parfois ésotérique comme la merveilleuse Sainte Famille de Zucchi. Les formes monumentales de Michel-Ange ou les créations des orfèvres influencent la peinture, contribuant à la création d'un art de cour réservé aux connaisseurs. En dépit de la réaction antimaniériste des Carrache et de Caravage à partir de 1590, ce style perdure jusque vers 1620 (Curradi).

Renaissance et maniérisme