1630-1650

1630 - 1650 : une peinture nourrie de références


Le foisonnement artistique italien et la richesse des foyers régionaux rendent toute généralisation chronologique ou stylistique difficile pour l'Italie du XVIIe siècle. Toutefois, le point commun entre les peintres représentés dans cette salle réside dans leur appartenance à la génération née autour du tournant du siècle et active à partir de 1620-1630. Leur bagage artistique est constitué de l'accumulation d'exemples prestigieux : tout le XVIe siècle (Florence, Venise et Parme) et les Carrache, le Caravage et leurs disciples bien assimilés. Un chef d'oeuvre de la peinture lombarde comme le Mariage mystique de sainte Catherine de Cairo dénote une culture visuelle extraordinairement complexe. Un autre Milanais contemporain de Cairo, Nuvolone témoigne de la même orientation vers une peinture douce et sensuelle, moins violente et morbide que celle de leurs maîtres Cerano et Morazzone.


L'évolution du Guerchin, né entre Ferrare et Bologne et véritable trait d'union entre les deux écoles, se lit à travers les deux tableaux du musée. Autour de 1630, dans le Martyre de saint Jean et saint Paul, le peintre est encore sensible à l'art du Caravage et livre une composition à l'expression franche et heurtée. En revanche, la Gloire de tous les saints, achevée en 1647, constitue un bel exemple de la phase tardive apaisée du Guerchin. Le Vénitien Vecchia pousse à l'extrême la logique d'une culture fondée sur l'exploitation des modèles du passé. Il est, en effet connu comme un imitateur des grands peintres vénitiens du XVIe siècle.

1630-1650