Rome 

Les foyers de la peinture italienne au XVIIIe siècle


Après Florence, Venise et Rome aux XVIe et XVIIe siècles, toutes les villes italiennes prennent conscience au XVIIIe siècle de leur passé glorieux. Malvasia écrit les vies des peintres bolonais, De'Dominici celles des peintres napolitains. Malgré les circonstances politiques et économiques souvent peu favorables, de grands peintres assoient la renommée artistique de leur ville en renouvelant la tradition. Giuseppe Maria Crespi est l'héritier à Bologne d'un siècle exceptionnel. Peintre d'histoire, portraitiste, auteur de scènes de genre truculentes, il représente la tradition tout en étant novateur.


A Naples, Francesco Solimena reprend le flambeau de Luca Giordano. Comme ce dernier, c'est un grand décorateur. Ses allégories et portraits d'apparat illustrent la brillante civilisation instaurée par la dynastie autrichienne à Naples. Francesco Trevisani, d'origine vénitienne, devient le plus grand peintre romain de sa génération, symbole de l'attraction exercée par ce centre sur les peintres italiens et étrangers.

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