Histoires et mythologies
:
la génération du concours de 1727.
Le couple Jean-François de Troy-François Lemoine constitue
l'une des oppositions dont l'opinion publique a toujours été
friande. Le concours instauré en 1727 pour les opposer allait résulter
en un palmarès habile qui évitait de les départager.
De Troy, issu d'une famille d'artistes d'origine toulousaine, représenté
aux Augustins par deux cartons du cycle de tapisseries de l'histoire de
Jason (Mort
de Créüse et La
Toison d'or), a connu tous les succès académiques.
Inventeur fécond de compositions destinées à être
tissées, il fut avant Boucher un peintre de la beauté féminine.
Les deux tableaux de la collection Changeux montrent le peintre en début
de carrière, doté d'une capacité d'invention inépuisable.
François Lemoine avait une personnalité tourmentée
en dépit de ses succès (le plafond du salon d'Hercule à
Versailles lui avait été confié) et il devait se
suicider dans la force de l'âge. Ce paysage est l'unique témoignage
de son talent dans ce domaine.
Favanne est un peintre plus rare au talent délicat, ici au sommet
de son art. Carle Van Loo fut premier peintre du Roi à la fin du
règne de Louis XV mais sa Bethsabée
au bain peinte à la fin des années 1720 est l'un
des chefs-d'œuvre de ses débuts. Le sujet est interprété
comme une scène galante.
Rivalz fut le principal peintre toulousain de 1700 à sa mort en 1735. Après un long séjour romain, il développa à Toulouse un classicisme fort expressif. La version originale de La Mort de Paetus et Arria a longtemps été connue uniquement par la gravure. Il en existe plusieurs autres versions, dont une conservée au musée des Augustins.
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