Histoires et allégories autour du néoclassicisme
Les tableaux ici rassemblés ne correspondent pas à l'idée
attendue du néoclassicisme. On n'y voit point de compositions en
frise, peuplées, dans une semi-pénombre, de héros
républicains. Ces quatre tableaux peints entre la fin du XVIIIe
et le début du XIXe siècle à Paris, en Languedoc
ou à Rome se partagent entre sujets religieux et allégoriques,
combinant parfois les deux (Sequeira). Le Christ au milieu des docteurs
est une esquisse pour un tableau de la cathédrale de Perpignan
du futur révolutionnaire Jacques Gamelin, peintre originaire de
Carcassonne et formé à Toulouse qui conserve, aux Augustins,
plusieurs de ses œuvres dont La
Conversion de saint Paul. Joseph interprétant les songes,
attribué à un peintre encore presque inconnu, Parizeau,
est un bel exemple de peinture d'histoire de la seconde moitié
du XVIIIe siècle, précieuse et d'une grande clarté.
L'Amour et l'Hymen de la main de Regnault, considéré un
temps comme l'égal de David, est l'un des joyaux de la collection
Changeux. Cette petite peinture sur bois fait appel aux plaisirs des sens
et stimule l'intellect de l'érudit à identifier les attributs
des allégories représentées. Le tableau de Sequeira
est l'un très rares tableaux de l'école portugaise de la
fin du XVIIIe siècle présents dans les collections françaises.
Datée de 1794 et peinte à Rome, cette esquisse mêle
l'allégorie mythologique, politique et religieuse avec un incontestable
brio.
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