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Peinture religieuse au siècle des Lumières ?

Il est tentant de confondre le XVIIIe siècle avec les tendances libertines et l'esprit rationnel des Lumières. Il ne faut cependant pas oublier que les commandes pour les églises parisiennes ont été quantitativement et qualitativement très importantes pendant tout le siècle. Si le tableau de frère Luc offre l'exemple d'un sentiment presque mystique, les compositions de La Fosse et de Noël Coypel, au tournant du siècle, témoignent d'un classicisme apaisé au fort accent italien. Charles de La Fosse a peint pour la chapelle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Une présentation de la Vierge au temple aujourd'hui conservé au musée des Augustins.


Trente ans plus tard, le Saint Sébastien de Charles-Antoine Coypel, fils du précédent, présente toute la grâce d'un sentiment religieux délicat et éthéré. Jean Restout, neveu et élève de Jouvenet, est un véritable spécialiste de la peinture religieuse, bien qu'il ait aussi peint des mythologies. Son tableau repose sur la narration vivante d'un miracle de la foi. Il définit un modèle de tableau religieux sérieux et spectaculaire à la base de toute la création dans ce domaine jusqu'à la fin du siècle et dont l'exemple le plus célèbre est le Miracle des ardents de Doyen à l'église Saint-Roch de Paris.





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