La gloire de Carolus-Duran
Avec le succès naissant, Carolus-Duran ouvre un atelier pour les femmes et, deux ans plus tard, un atelier pour les hommes. Il sera un professeur recherché notamment par les américains et les nordiques, "celui entre tous avec lequel il faut étudier", qui de retour dans leur pays font carrière avec, accolée à leur nom, la prestigieuse mention : "élève de Carolus".
Il fonde avec Puvis de Chavannes et Meissonier, en 1890, la Société nationale des Beaux-Arts, un Salon à vocation libérale qui accueillera des artistes précurseurs du xxe siècle tels les Nabis, Camille Claudel ou Henri Matisse. En 1898, il devient président de cette association.
Carolus-Duran était, à la fin du XIXe siècle, présent dans toutes les institutions artistiques d'une quelconque importance et son oeuvre, notamment par le biais des expositions auxquelles il participa régulièrement, fut largement diffusée hors de France : à Londres en 1893, à New York et à Anvers en 1894, à Venise et à New York en 1895, à Bruxelles pour l'Exposition universelle de 1897 et à Venise la même année, pour citer quelques expositions.
En 1904, couronnement logique à sa carrière, et bien que cet autodidacte n'obtint jamais le prix de Rome, il est nommé directeur de la villa Médicis à Rome, où il achève brillamment sa carrière avant de démissionner en 1913.
|