Du vaste quartier canonial qui bordait au sud la cathédrale Saint-Étienne ne subsistent plus aujourd'hui que quelques oeuvres datant des années 1120-1140, ayant échappé, au début du XIXe siècle, à la destruction du cloître et de la salle capitulaire. Dans cet ensemble figurent huit bas-reliefs représentant le collège des douze apôtres ainsi que des chapiteaux. Deux bas-reliefs, Saint André et Saint Thomas, sont attribués, grâce à des inscriptions aujourd'hui disparues, à l'un des artistes majeurs de l'art roman, le sculpteur Gilabertus, à qui l'on doit aussi le chapiteau représentant la Mort de saint Jean-Baptiste.



Les oeuvres attribuées à Gilabertus ont atteint une maturité telle qu'elles marquent un tournant dans la sculpture romane. Sous l'effet de la nouvelle sensibilité religieuse et témoins d'un nouveau sens plastique, les apôtres sculptés par Gilabertus figurent en effet parmi les premiers jalons d'une redécouverte de la grande statuaire et par là même d'une humanité auxquelles, par la suite, l'art gothique donnera toute leur ampleur.

Est exposé enfin, outre le très beau groupe de l'Annonciation des Cordeliers, preuve encore de la belle vivacité d'un art roman toulousain arrivé au terme de son parcours vers 1200, un certain nombre d'oeuvres du sud-ouest, très disparates, dont la plus remarquable reste l'énigmatique Pilier de Narbonne.