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Renaissance

Groupe d'enfants, XVIe s., pierre. Inv. Ra 851
© Groupe d'enfants, XVIe s., pierre. Inv. Ra 851

Au cours du XVIe siècle, Toulouse fut une terre de prédilection de l'humanisme. Toujours proche de son passé antique, la ville renouait alors avec bonheur avec cette culture des Anciens qui n'avait jamais tout à fait disparu. Recherche et étude de textes anciens, littérature, imprimerie, sciences humaines ou naturelles, tous les champs du savoir furent abordés.

Dans le domaine artistique, les caractères stylistiques de la Renaissance italienne furent peu à peu introduits, après une première pénétration des motifs purement ornementaux tels que les candélabres, les putti, les feuilles d'acanthe ou les feuilles d'eau…Vinrent ensuite un canon plus élancé, des architectures et des vêtements à l'antique, une attirance pour le nu et les sujets issus de l'Antiquité…

 

Attribué à Nicolas Bachelier, Mise au tombeau, XVIe s., pierre, Inv. Ra 847
Attribué à Nicolas Bachelier,
Mise au tombeau,
XVIe s., pierre. Inv. Ra 847

Une place particulière doit être faite à Nicolas Bachelier, actif au milieu du XVIe siècle, dont le musée conserve de rares sculptures. Sa biographie comporte de nombreuses zones d'ombre et il fut un temps où toute la production toulousaine lui était attribuée. Il fut architecte et sculpteur, à la tête d'un important atelier. Les spécialistes progressent aujourd'hui dans la connaissance de cette période.

Les artistes non originaires de la ville semblent s'être facilement installés à Toulouse pour répondre aux commandes des parlementaires ou des marchands enrichis par le commerce du pastel encore florissant à cette époque. Les somptueux hôtels particuliers de ces privilégiés sont encore visibles dans le cœur de la cité. De nombreuses œuvres ont été exécutées à la demande des Capitouls pour la ville de Toulouse. Leurs archives nous livrent parfois de précieuses indications sur cette époque foisonnante.
 


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