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Sculptures romanes

Cathédrale Saint-Etienne

Saint Pierre et saint Paul. Pilier. Pierre. Inv. Me 15
© Saint Pierre et saint Paul. Pilier. Pierre. Inv. Me 15


La cathédrale a été entreprise dans les années 1070 par l'évêque réformateur Isarn, sur un site occupé dès la période antique. Du vaste quartier canonial qui bordait la cathédrale, ne subsistent plus aujourd'hui que quelques œuvres ayant échappé à la destruction du cloître et de la salle capitulaire.

Avec ses 41 mètres de long sur 43 mètres de large, ce cloître était le plus vaste de toute la France méridionale. Il fut détruit en 1799 et la salle capitulaire en 1811. Les sculptures furent réservées pour le musée par l'un de ses fondateurs : l'artiste et professeur à l'école des Beaux-arts, Jean-Paul Lucas. Grâce à des gravures anciennes, nous savons que ce cloître reprenait les dispositions de celui de Moissac. Les quatre galeries étaient couvertes en charpente. Au-dessus d'un mur-bahut, des colonnes simples et doubles alternaient, auxquelles il faut ajouter des piliers ornés dans les angles et au centre des quatre faces des galeries.
Dans cet ensemble figurent huit bas-reliefs représentant le collège des douze apôtres ainsi que des chapiteaux.

La disposition d'origine des reliefs des apôtres est toujours un sujet de débat parmi les spécialistes. Constituaient-ils le décor extérieur de la porte de la salle capitulaire de la cathédrale Saint-Étienne, ou bien étaient-ils placés à l'intérieur de cette salle ? Quand ont-ils été exécutés ? S'ils constituaient bien un portail, ont-ils formé un portail à ressauts, préfigurant du même coup les célèbres statues-colonnes mises en place à l'abbaye de Cluny près de Paris vers 1140 ? En revanche, s'ils sont postérieurs aux nouveautés franciliennes, faut-il les dater dans les années 1140-1160, ou plus tard ?

Les questions sont encore très nombreuses, cependant, ces solutions apportées à Toulouse et à Saint-Denis à la volonté de développer la sculpture monumentale au niveau des portails ne sont pas identiques, ni techniquement, ni stylistiquement. S'il est ainsi peut-être vain de vouloir à tout prix juger de l'une par rapport à l'autre, la difficulté de datation n'en subsiste pas moins !

Les chapiteaux provenant du cloître détruit sont parmi les plus emblématiques de l'art roman dans notre pays. La sensuelle Salomé constitue sans aucun doute l'une des plus saisissante figure féminine de l'art médiéval.

Attribué à Gilabertus, La Mort de saint Jean-Baptiste (La Danse de Salomé), chapiteau engagé de colonnes jumelles. Pierre. Inv. Me 180

Attribué à Gilabertus,
La Mort de saint Jean-Baptiste (La Danse de Salomé)
chapiteau engagé de colonnes jumelles. Pierre
Inv. Me 180



 


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